Nous, l'art d'aller bien

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la méthode TREL’an dernier, je rapportais ici ma rencontre fascinante avec David Berceli à Bruxelles. Lors de ce stage Jean-Michel Gurret et Yves Wauthier ont eu la très bonne idée de proposer à David Berceli de traduire son livre en français. C’est désormais chose faite, aux éditions Thierry Souccar.

Je partage ici quelques extraits de ce livre.


J’ai choisi quelques passages qui répondent bien à une demande que l’on rencontre en thérapie, que j’appelle le « comme avant ». Je pense à ces personnes qui face à une difficulté, une désillusion, un changement qu’elles n’apprécient pas, une douleur, une prise de poids…. voudraient redevenir « comme avant ». Cela ressemble à une nostalgie de quelque chose de perdu.   


Que cette situation soit née d’un traumatisme, d’une simple évolution des choses ou encore de stress chronique, n’influence pas le raisonnement. Postulons juste que c’est une difficulté à laquelle la personne est confrontée et dont elle souhaite sortir.


David Berceli écrit : « Ce que les gens ne comprennent souvent pas, c’est qu’étant donné que le traumatisme est une expérience radicalement étrangère à leur conception du monde, guérir exige d’eux qu’ils élargissent cette conception en y acceptant l’expérience traumatisante, afin de s’ouvrir à une nouvelle façon de considérer la vie , l’humanité et l’univers et de découvrir la nouvelle place qu’ils occupent dans ce dernier.»


Face à cette situation difficile, le seul chemin de sortie passe par l’acceptation et l’intégration de ce qui est arrivé.


Ainsi : «  Guérir du traumatisme est aussi naturel et banal que le traumatisme lui-même. Le fait d’accepter que ce dernier fait partie intégrante de notre vie nous permet de le considérer sous un angle nouveau. A chaque fois que nous guérissons d’un épisode traumatique de notre vie, nous cessons de lutter contre ce qui nous est arrivé et l’acceptons plus facilement. Paradoxalement plus nous nous abandonnons à la vie, plus nous découvrons que nous pouvons reprendre le contrôle de notre existence et vivre de nouveau cet état précaire qu’induit notre humanité. »


Et ce chemin nous mène vers quelqu’un de différent.


«  Le traumatisme sape les fondements mêmes de notre identité et remodèle radicalement notre vision de la vie. Mais c’est justement parce que cette expérience nous sépare de notre ancienne vision des choses que nous sommes contraints de redéfinir la façon dont nous habitons notre vie. »


La sortie n’est donc pas une marche à reculons.


Alors pourquoi cette envie de remettre les choses comme elles étaient, de revenir à la situation ante, si souvent exprimée ? Avec sa variante « comme avant, mais je sais bien que ce n’est pas possible ! »


La première réponse est sous doute liée au déni, et c’est sur ce point que David Berceli insiste. La non-acceptation nous fait prendre la direction inverse de la guérison.


Une autre réponse tient, il me semble, à l’idée que les choses ne peuvent pas s’améliorer, qu’elles vont forcément de mal en pire, la vie est ainsi faite, inéluctable.  Le temps s’écoule vers la fin, entre temps cela ne va pas s’arranger. Pour se protéger de ce destin funèbre, la seule solution serait d’arrêter le temps, ou encore de voyager dans le temps. Cette croyance est plus forte qu’il n’y parait.


La réponse à laquelle on pense moins spontanément, c’est le manque d’imagination. Les gens sont malheureux car ils manquent d’imagination ; ou plutôt car ils ont oublié leur pouvoir de créativité.

Et il est effectivement difficile d’imaginer que cela peut être encore mieux qu’avant, difficile d’imaginer que cela peut être simplement différent. Il s’agit de créer l’inconnu. De devenir créateur, scénariste, metteur en scène, puis acteur.


C’est exactement ce que l’on fait lors d’une séance d’hypnose thérapeutique. On devient acteur, pour de vrai, de sa propre histoire.