Nous, l'art d'aller bien

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tomate.jpgIl parait que la salcicophobie c’est la phobie des saucissons. Ce qui est plus rare que la lachanophobie, qui est la phobie des légumes que l’on rencontre assez souvent chez ceux qui confondent hamburgers et nourriture.

Au delà du jeu de mot, ce sont des vraies phobies. Personnellement je connais quelqu’un qui a la phobie des tomates. Ce n’est pas du tout une allergie alimentaire, c’est une vraie peur et le simple fait d’imaginer une tomate lui procure tous les signes extérieurs et intérieurs d’une phobie. Parfois la phobie peut être vécue en rêve. Parfois une peluche ou un jouet qui ressemble à l’objet de la phobie peut déclencher la même peur.

Comment est-ce possible d’avoir peur d’une tomate, d’un saucisson, d’une souris, d’un serpent… d’un ascenseur ou d’un avion ?

C’est possible, car en réalité la personne n’a pas peur directement de la tomate ou de l’ascenseur, mais elle a peur de ce qu’elle imagine. Comme ce qu’elle imagine est vraiment effrayant, elle a peur, à juste titre. Elle a une phobie car elle sait comment faire, elle a une habileté particulière à créer dans son esprit quelque chose d’effrayant. Et d’ailleurs, ceux qui n’ont pas cette habileté trouvent cette peur incompréhensible et absurde.

C’est toujours stupide et parfois handicapant, mais c’est ce que les personnes phobiques ont appris à faire, elles sont même devenues expertes. Et même si elles ne sont pas phonémophobiques, c’est-à-dire atteintes de la peur de réfléchir, elles n’ont pas les moyens de faire autrement, c’est automatique.

Pour changer cela, elles doivent apprendre à faire différemment. Comme dit Robert Smith, créateur de la méthode qu’il appelle Faster EFT : « si vous voulez une vie meilleure, il faut que vous appreniez à faire mieux quelque chose. »

Il existe un protocole archiconnu de tous les hypno-thérapeutes et tous les praticiens de PNL qui s’appelle la double dissociation et qui permet en quelques minutes de mettre fin à une phobie. Il s’agit de revivre l’expérience en court-circuitant les émotions qui y étaient associées. A ce moment la réponse réflexe est interrompue. La personne apprend à faire autre chose. La personne a désormais le choix entre plusieurs réponses, et logiquement, elle va choisir celle qui est la plus confortable.

A la fin de cet apprentissage, elle peut repenser à l’objet de son ex-phobie sans éprouver d’émotions négatives. Elle peut même le toucher, et lorsqu’elle réalise qu’elle le fait ou qu’elle l’a fait, cela crée un bug dans l’ancien mode de fonctionnement, le simple constat que c’est possible interrompt les anciennes croyances.

L’hypnose rend cet apprentissage plus facile car il permet de créer un état de plus grande disponibilité à la nouveauté, et d’installer une grande sécurité. Et puis la personne phobique est toujours une experte en hypnose puisqu’elle se met en transe hypnotique elle-même depuis des années pour créer sa peur. Si vous avez déjà vu quelqu’un faire une crise phobique, vous avez constaté qu’elle est bel et bien en transe. C’est donc logique et simple d’utiliser les outils qu’elle maitrise.

Marianne Devaux

Nous, l’art d’aller bien.

Hypnose et autres méthodes de changement.