Nous, l'art d'aller bien

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En grec, le mot Nous qui signifie l’esprit, vient du mot Noos qui signifie le flair. Faudrait-il se souvenir d’avoir du flair, pour avoir de l’esprit ?

Avoir du flair, c’est-à-dire avoir de l’intuition, de la perspicacité. Ainsi être intelligent ce serait être capable de capter dans l’être ambiant, dans l’environnement, les informations dont on a besoin.

En fait, avec cette définition, il n’y aurait d’intelligence qu’intuitive.

Or il est communément admis qu’au contraire, l’intelligence est raisonnée, argumentée, construite. On sait pourquoi on sait quelque chose, on est capable de l’expliquer, de le déduire.

L’intelligence intuitive est quant à elle immédiate, fulgurante, sans explication, parfois même incongrue, on ne sait pas pourquoi on sait quelque chose, mais on le sait.

Il faut bien admettre qu’il y a au moins deux formes d’intelligence, qui ne puisent pas aux mêmes sources. Peut-être l’intelligence du cerveau d’un côté et l’intelligence du cœur de l’autre.

Le mot esprit en français, vient du mot latin spirare, qui veut dire souffler, et que l’on retrouve dans inspirer, expirer.

D’ailleurs le lien entre l’esprit et la respiration n’est pas seulement linguistique, en effet, c’est en respirant profondément qu’on oxygène son cerveau et qu’on est plus apte à réfléchir. 

Avoir de l’esprit, c’est donc tout simplement être inspiré. Et l’inspiration découle plus de l’intelligence intuitive que de l’intelligence raisonnée.

Quelle soit grecque ou latine, nos sources culturelles occidentales rapprochent l’intelligence de l’intuition.

Quel lien avec l’accompagnement thérapeutique ?

De quelle intelligence a-t-on besoin pour aider les gens à changer et se débarrasser de leur problème ?

Certaines thérapies sont totalement orientées vers l’intellect, la théorie, la compréhension, c’est-à-dire que le thérapeute peut tout vous dire de vos maladies, douleurs, de votre souffrance. Son raisonnement est totalement orienté vers les causes, les explications, les conséquences apparemment logiques. L’affection n’a aucune place, elle peut même être rejetée, considérée comme dangereuse.

A l’autre bout de l’éventail, il existe des conceptions de la relation d’aide basées uniquement sur la présence, l’amour, l’énergie. Telle Amma, prêtresse indienne du câlin, qui étreint les gens et les transforme en leur faisant goûter la compassion. Il n’y a ni théorie, ni explications, juste un vécu, un ressenti, une compréhension qui passe par le corps. Toutes les approches purement énergétiques fonctionnent sur ce mode, peu importe la justification, ce qui compte c’est l’immatériel.

En ce qui me concerne, les deux me sont indispensables, et que je cherche à les développer autant l’une que l’autre. Ces deux formes d’écoute, de compréhension et d’interaction avec l’autre ne s’opposent pas mais se conjuguent, s’harmonisent. Et de cette harmonie nait une belle séance d’accompagnement, qui débouche sur des résultats tangibles.

équilibre

J’ai besoin de mon intelligence mentale pour décider d’une stratégie, maitriser la méthode, me souvenir de ce que j’ai appris, pour construire un univers propice au changement, pour utiliser les arguments efficaces, pour tirer des enseignements des expériences.

J’ai besoin de mon intelligence intuitive pour sentir ce qui est le plus adapté, pour entendre les pensées, pour me connecter à l’autre et pour goûter sa compréhension du monde. Pour laisser aussi mon inconscient prendre la main et me souffler des images, idées, inspirations pertinentes.